Les publications de l'Institut :
Cinq ouvrages publiés à ce jour :
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G. Audisio, F. Pugnière, J.-F. Séguier, Un Nîmois dans l’Europe des Lumières, Aix, Edisud, 2005 (PPV : 20 euros ; membres : 15).
"On rencontre rarement dans un seul homme autant de connaissances réunies : botaniste, dessinateur, géomètre, astronome, antiquaire, naturaliste, profond dans la connaissance des auteurs de l'Antiquité, en état de parler presque toutes les langues modernes, entendant la plupart des anciennes, il se faisait admirer par l'étendue de ses lumières et tous ceux qui se distinguaient dans chacun de ces genres le consultaient avec fruit." Docteur Esprit Calvet (1728 -1810)
Né à Nîmes en 1703, Jean-François Séguier reste aujourd'hui un quasi inconnu. Pourtant ce savant, figure marquante de la République des Lettres, a laissé une abondante correspondance à même de nous plonger dans l'Europe intellectuelle et Savante du siècle des Lumières.
Comment comprendre, par exemple, que 1536 visiteurs, venus de toute l'Europe se soient pressés entre 1773 et 1783 à la porte de l'érudit nîmois, l'« illustre Monsieur Séguier » ? Quel fut le champ de ses activités et de ses recherches ? Quelle place a-t-il tenu dans la société, tant au sein de sa ville natale, qu'au coeur même de l'érudition et des sciences de son temps ?
C'est à ces interrogations que se propose de répondre en partie cet ouvrage.

M. Christol, Dissertation sur l’inscription de la Maison Carrée de Nîmes par J.-F. Séguier, Aix, Edisud, 2006 (PPV : 18 euros ; membres : 13,50).
Au sein de la production scientifique de J.-F. Séguier, la Dissertation sur l'inscription de la Maison Carrée tient une place éminente. C'est une oeuvre de la maturité épigraphique du savant, nourrie de savoir et soutenue par un constant effort de méthode et de rigueur. Les résultats acquis ont traversé l'épreuve de la critique et les tentatives de révision. Publiée à Paris en 1759, elle reçut une réédition à Nîmes en 1776.
Après avoir présenté le contexte et la découverte, l'auteur fournit un commentaire, précis et détaillé, qui révèle l'outillage bibliographique du savant et qui éclaire sa méthode. Il le prolonge de chapitres synthétiques, en replaçant le travail de J.-F. Séguier dans les courants scientifiques de l'époque des Lumières et en montrant la valeur de ses démonstrations, s'appuyant au passage sur un dossier complémentaire fait de pièces d'archives qui révèlent les usages les plus courants de la République des Lettres.
Après le colloque « Jean-François Séguier. Un Nîmois dans l'Europe des Lumières » en 2003 et la publication des actes en 2004, l'Institut Européen Séguier s'engage, avec le présent ouvrage, dans la publication de travaux concernant ce savant représentatif de l'âge des Lumières en province. Pouvait-il y avoir meilleure occasion que le bimillénaire de la Maison Carrée ?
Michel Christol est professeur d'histoire romaine à l'Université de Paris I (Panthéon-Sorbonne). Il appartient au Centre Gustave Glotz (UMR 8585) qui rassemble à Paris chercheurs du CNRS et enseignants-chercheurs des grands établissements d'enseignement supérieur. Spécialiste d'épigraphie, il a publié de nombreuses études sur la Gaule méridionale à l'époque romaine : les institutions, la société, etc. En 2003, il a publié en collaboration avec Dominique Darde, « La collection Séguier au musée archéologique de Nîmes » (Cahiers des Musées et Monuments, n° 12).

S. Cordier, F. Pugnière, Jean-François Séguier, Pierre Baux, Lettres. 1733-1756, Avignon, Ed. Barthélemy, 2006 (PPV : 20 euros ; membres : 15).
La vaste correspondance entretenue pendant près d'un demi-siècle par Jean- François Séguier (1703-1784) est à ce jour quasi inédite, même si elle a été largement utilisée. Le présent ouvrage s'attache à éditer l'ensemble des lettres échangées entre le savant nîmois et l'un de ses amis les plus proches, le médecin nîmois. Pierre Baux (1708-1790), amateur de belles-lettres, botaniste et correspondant de l'Académie des sciences.
Au fil de leurs propos, rédigés bien souvent à la hâte, renaissent des mondes perdus, ceux des cercles savants, ceux d'une République des lettres en pleine affirmation et ceux de la librairie, dans sa matérialité, sa pratique et ses rites. Ainsi, de Paris à Vérone en passant par Londres et Vienne, cette correspondance nous transporte dans l'Europe des années 1730-1740, dans les pas du marquis Maffei (1675-1755) que le jeune Séguier accompagnait en tant que secrétaire.
Mais ces lettres restent aussi la marque de la profonde amitié qui lia ces deux hommes, au fond bien différents l'un de l'autre, d'autant qu'elle sut transcender les clivages confessionnels propres à une ville alors déchirée par ce que Séguier appelait avec pudeur « la diversité des opinions ». En ce sens, cette correspondance est aussi une leçon de respect et d'acceptation mutuelle.
Samuel Cordier, après des études de géologie, a travaillé au musée de Lons-le-Saunier et au muséum d'histoire naturelle de Nîmes. Il a soutenu en 2005 une thèse au Muséum national d'histoire naturelle sur les tendances et les particularismes des collections provinciales au xvIIIe siècle, à travers l'exemple de Jean-François Séguier. Il poursuit actuellement des recherches au Département des galeries du Muséum sur l'oeuvre du Genevois Horace-Bénédict de Saussure (1740-1799).
François Pugnière est professeur d'histoire et géographie dans le secondaire et a soutenu en 2002 une thèse consacrée à l'encadrement clérical des nouveaux convertis au XVIIIe siècle, à travers l'exemple du diocèse d'Alès. Il s'est parallèlement intéressé à Jean-François Séguier par le biais des écrits de l'abbé René Séguier, un des frères du savant, dont il compte publier les lettres et les travaux à caractère ethnologique. Il travaille à l'heure actuelle aux différents aspects des cultures de la coexistence en bas Languedoc à l'époque moderne.
G. Audisio, F. Pugnière, (Actes réunis par) Vivre dans la différence, hier et aujourd'hui Actes du colloque tenu à Nîmes en novembre 2006 Avignon, Ed. Barthélemy, 2007 (PPV : 20 euros ; membres : 15).Ce volume contient les actes du colloque international tenu à Nîmes en 2005. Ils ont pour but de tenter d’appréhender et de comprendre les divers modes de vie trouvés par les individus, les familles, les groupes sociaux ou les sociétés, dans l’expérience de la différence. Ce qui suppose d’abord la prise de conscience de cette différence : nature de la différence, niveau (individu, famille, société), espace (ici ou ailleurs), temps(aujourd’hui ou dans le passé), nature de la solution trouvée pour vivre : telles sont les diverses pistes qui s’ouvrent sous leurs multiples aspects : ignorance feinte, méfiance ou suspicion, cohabitation pacifique, culte de la différence, qui n’exclut pas la souffrance ou l’aliénation, pouvant aller jusqu’à la provocation. Approche qui se situe à la fois dans la diachronie, de l’antiquité à nos jours, et dans la pluridisciplinarité.

E. Chapron, L'Europe à Nîmes : les carnets de Jean-Francois Séguier Avignon, Ed. Barthélemy, 2008 (PPV : 20 euros ; membres : 15).
Aristocrates
européens sur le chemin du Grand Tour, grands commis de
l'administration royale, militaires en garnison, artistes gagnant Rome,
médecins en tournée ou négociants tissant leurs réseaux d'affaires,
c'est tout un pan de la société européenne qui passe dans les dernières
décennies du XVIIIe siècle visiter le cabinet d'antiquités et
d'histoire naturelle du savant nîmois Jean-François Séguier
(1703-1784). L'édition de son « carnet des visiteurs », tenu de 1773 à
1783, permet de retrouver les contours de cette société curieuse ainsi
que les pratiques de sociabilité qui se développent dans l'espace du
cabinet, entre la bibliothèque et le jardin botanique. Objet du
voyage, Séguier a lui-même été voyageur : de son Grand Tour en Europe
(1732-1736) et de son long séjour véronais auprès du marquis Maffei
(1736-1755), il reste un premier « carnet de connaissances » dont on
propose également l'édition. Quand la République des Lettres place la
communication épistolaire au coeur de sa définition, comme le lieu où
se forgent ses valeurs et où s'éprouve sa cohésion, le soin apporté par
Séguier à la tenue de ces petits objets d'écriture invite à repenser
l'importance accordée par les milieux savants aux ressources de la
mobilité.
En préparation :
> P. Donaint et M. Vovelle, Le monument de J. Sec à Aix-en-Provence (2009).
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